Samedi 9 janvier 2010
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Présenté à Cannes en mai dernier dans la section Un certain regard, le nouveau Bong Joon-Ho,
Mother, arrive enfin dans nos salles. Le 27 janvier exactement.
Enthousiasme, enthousiasme… oui peut-être mais c’est qui d’abord Bong Joon-Ho ? Comment ça, vous ne connaissez pas Bong Joon-Ho ? Le réalisateur tout en haut là-haut de la nouvelle vague de
réalisateurs sud-coréens avec deux chefs d’œuvre au compteur, pas moins :
Memories of Murder et
The Host. Et paf, on y est, premier papier Coultoural et déjà on
s’emballe. Oui on s’emballe, que voulez-vous quand c’est emballant, on s’emballe, pourquoi pas.
Mais revenons à Mother. Le film raconte l’histoire d’un asocial un peu simplet emprisonné après avoir été accusé du meurtre d’une fillette. Impossible à croire pour sa mère qui se met alors en
quête du véritable coupable.
Bong Joon-Ho abandonne son monstre génial et revient au polar. Comme dans Memories of Murder, l’action de Mother se déroule dans un petit village ébranlé par une histoire de meurtre et à
nouveau, la police locale, inefficace à résoudre l’affaire, est ridiculisée. Alors c’est une maman qui s’y colle, une super maman même. Car oui il faut bien l’avouer, la "Mother" sud-coréenne
renvoie la mama italienne à ses fourneaux Barilla tant sa volonté à prouver l’innocence de son fils chéri est inébranlable. Maternellement déterminée.
Profondément noir, touchant mais aussi très symbolique, le film mériterait sans doute d’être exploré en profondeur pour bien saisir tout son
(ses) sens. Mais déjà en l’état, après un
premier visionnage, je suis conquis. Peut-être un peu moins flamboyant que ses deux monuments précédents
(pour l’instant), Mother n’en demeure pas moins une œuvre envoutante
et hautement recommandée.
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